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Publié par Élise Delaunay-Perrin

Manger 150 g de protéines par jour : un menu concret, sans multiplier les shakers

Un objectif protéines à relier à votre poids : 3 repas + 1 collation pour viser ~150 g sans multiplier les shakers. Inspirations concrètes, portions à compter et exemple de menu.

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27 octobre 2026

Comment manger 150 g de protéine par jour : bol tofu et lentilles, menu sans shakers
Comment manger 150 g de protéine par jour : bol tofu et lentilles, menu sans shakers

Pour manger 150 g de protéines par jour, le plus simple est de prévoir trois repas apportant chacun 30 à 45 g de protéines, puis une collation pour compléter. Pas besoin de manger du poulet à chaque repas ni de multiplier les shakers. L’essentiel est de choisir des portions adaptées, de compter correctement les apports et de vérifier que cet objectif correspond réellement à vos besoins.

150 g par jour : un objectif à relier à votre poids et à votre activité

150 g de protéines ne constituent pas une recommandation universelle. Ce niveau peut convenir à certains sportifs, notamment en musculation ou lors d’une perte de poids accompagnée d’un entraînement. Il n’est pas automatiquement nécessaire pour une personne peu active qui souhaite simplement équilibrer son alimentation.

Infographie pour comprendre comment manger 150 g de protéine par jour avec une répartition des repas
Infographie pour comprendre comment manger 150 g de protéine par jour avec une répartition des repas

Dans les situations sportives, une fourchette de 1,6 à 2,4 g/kg/jour peut servir de repère selon l’entraînement, l’objectif et les apports énergétiques. Le haut de cette fourchette concerne des situations particulières : ce n’est pas une cible à rechercher systématiquement.

Le calcul est simple : multipliez votre poids par le repère retenu. Pour un homme actif de 75 kg, 150 g représentent 2 g/kg/jour. Pour une femme active de 65 kg, cela représente environ 2,3 g/kg/jour. Entre 70 et 85 kg, cet objectif correspond à environ 2,14 à 1,76 g/kg/jour : le même total ne signifie donc pas le même apport relatif.

Les protéines participent à l’entretien des tissus et à la récupération musculaire. Elles peuvent aussi favoriser la satiété, mais ne font pas perdre de graisse à elles seules : l’équilibre énergétique et l’entraînement restent déterminants. En cas de maladie rénale connue, de grossesse ou de situation médicale particulière, faites valider votre objectif par un professionnel de santé.

Composer ses repas avec des portions faciles à compter

Première distinction utile : 150 g de poulet ne contiennent pas 150 g de protéines. Le poids de l’aliment inclut aussi de l’eau, des lipides et d’autres composants. Pour compter, utilisez la teneur indiquée sur l’emballage et le poids correspondant : cru, cuit ou égoutté.

Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur. Elles varient selon les produits et la préparation ; l’étiquette reste votre meilleur repère.

Aliment et portion Protéines approximatives Utilisation pratique
Blanc de poulet, 150 g cru 33 à 35 g Base d’un déjeuner ou d’un dîner
Poisson, 150 g cru 27 à 33 g À alterner avec viande, œufs et végétaux
Deux œufs 12 à 14 g À compléter pour un repas plus protéiné
Skyr nature, 250 g Environ 25 g Petit-déjeuner ou collation
Tofu ferme, 200 g 24 à 36 g Poêlé, mariné ou incorporé à un curry
Lentilles cuites, 200 g Environ 16 g Source de protéines et de fibres
Whey, 30 g de poudre 21 à 25 g Complément facultatif

Les sources animales apportent généralement tous les acides aminés essentiels dans des proportions intéressantes. Côté végétal, le soja est pratique ; les légumineuses, céréales, graines et oléagineux permettent également de varier les apports. Leur complémentarité se construit sur la journée, sans obligation de tout associer dans chaque assiette.

Pour une alimentation végétalienne, ne remplacez pas simplement le poulet par quelques cuillerées de lentilles. Prévoyez une portion substantielle de tofu, de tempeh ou de légumineuses, puis comptez aussi les protéines des accompagnements. Les noix sont intéressantes, mais leur richesse énergétique en fait davantage un complément qu’une base protéique.

Une journée à environ 150 g, sans complément obligatoire

Voici un exemple de menu complet. Les estimations reposent sur des teneurs courantes : ajustez les portions selon vos produits. Les fruits, légumes, féculents et matières grasses restent à adapter à votre faim et à votre dépense énergétique.

Moment Composition Protéines estimées
Petit-déjeuner 250 g de skyr, 40 g de flocons d’avoine et un fruit 30 g
Déjeuner 150 g de poulet pesé cru, 150 g de riz cuit et 200 g de légumes 40 g
Collation 250 g de fromage blanc apportant 8 g de protéines pour 100 g, avec 20 g d’amandes 24 g
Dîner Le bol de tofu et lentilles présenté ci-dessous Environ 56 g

Le total atteint environ 150 g. Le dîner est ici plus riche que les autres repas : vous pouvez déplacer une partie du tofu au déjeuner si cette portion vous semble trop volumineuse. La répartition doit rester confortable, pas devenir une contrainte horaire.

Pensez votre journée comme un patron de couture : les repas sont les pièces principales, la collation sert à ajuster l’ensemble. Avant d’ajouter un shaker, repérez la pièce trop petite. Un petit-déjeuner composé uniquement de café et de tartines peut souvent être renforcé avec un laitage ou des œufs ; cela évite de devoir « rattraper » une grande quantité au dîner.

Il n’est pas nécessaire de tomber exactement sur 150 g chaque soir. Une estimation cohérente et des habitudes tenables sont plus utiles qu’un calcul au gramme près. Le total quotidien compte davantage qu’une prise calée à la minute après l’entraînement.

Un bol tofu-lentilles pour un dîner riche en protéines

Cette recette végétale constitue une portion généreuse. Elle apporte environ 56 g de protéines avec un tofu affichant 18 g pour 100 g ; vérifiez sa composition, car les écarts entre marques sont importants.

Ingrédients pour une personne

  • 200 g de tofu ferme à 18 g de protéines pour 100 g ;
  • 200 g de lentilles cuites et égouttées ;
  • 200 g de brocoli ;
  • 1 cuillère à café d’huile d’olive ;
  • 1 cuillère à soupe de sauce soja ;
  • 1 cuillère à soupe de jus de citron ;
  • 1 petite gousse d’ail et du poivre.

Préparation

Comptez environ 20 minutes avec des lentilles déjà cuites. Une grande poêle permet de faire dorer le tofu sans l’entasser.

  1. Égouttez le tofu, épongez-le soigneusement et coupez-le en cubes. Mélangez-le avec la sauce soja, le citron et l’ail haché.
  2. Détaillez le brocoli en petites fleurettes. Faites-le cuire à la vapeur pendant 6 à 8 minutes, jusqu’à la texture souhaitée.
  3. Chauffez l’huile dans la poêle. Faites dorer le tofu pendant 8 à 10 minutes en retournant les cubes régulièrement.
  4. Ajoutez les lentilles égouttées et le brocoli. Réchauffez quelques minutes, poivrez et rectifiez l’assaisonnement.

Ajoutez du pain ou du riz si vos besoins énergétiques le justifient. Si vous mangez peu de légumineuses habituellement, commencez par une portion plus petite et augmentez progressivement selon votre tolérance digestive.

Tenir l’objectif sans lassitude ni dépenses inutiles

Préparez à l’avance deux bases protéiques plutôt que cinq repas identiques : par exemple, des œufs durs et des lentilles, ou du poulet et du tofu mariné. Changez ensuite les légumes, les féculents et les assaisonnements. Les conserves de légumineuses, les œufs et les grands pots de fromage blanc peuvent faciliter l’organisation à coût maîtrisé.

Pour comparer les prix, raisonnez par quantité de protéines plutôt que par emballage. Un produit étiqueté « protéiné » n’est pas nécessairement plus économique ni plus intéressant qu’un aliment ordinaire.

La whey ou une poudre végétale peuvent dépanner lorsque le temps ou l’appétit manquent. Elles ne sont pas indispensables : une dose de 30 g de poudre n’apporte d’ailleurs pas forcément 30 g de protéines. Vérifiez l’étiquette, votre tolérance et la composition.

Enfin, ne laissez pas l’objectif évincer les fibres, les glucides ou les bonnes sources de lipides. Si atteindre 150 g provoque une lourdeur persistante, réduit trop la variété ou transforme chaque repas en calcul, réévaluez la cible. Le bon apport est celui qui soutient votre objectif tout en restant adapté à votre santé et à votre quotidien.

Mis à jour le 27 octobre 2026

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Élise Delaunay-Perrin

Sous la signature Élise Delaunay-Perrin, la rédaction de votreinstructeurpersonnel.com publie ses articles sur nutrition Sportive, musculation et bon à savoir.

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